Dans son accord de gouvernement de fin janvier 2025, le gouvernement s’est engagé à étendre les flexi-jobs à tous les secteurs. L’accord à ce sujet a été conclu en conseil des ministres fin 2025 et la législation est élaborée et publiée par étapes. Dans cette actualité, nous vous proposons de faire le point.
La première modification de la législation concerne l’augmentation du plafond fiscal pour les flexi-jobbers non retraités. La législation entre en vigueur le 1er janvier 2026, pour l’année de revenus 2025.
Le volet fiscal des flexi-jobs est modifié sur deux points. D’une part, le montant maximal que le travailleur peut gagner sans être imposé est porté à 18.000 euros par an. D’autre part, le plafond avait été fixé à 12.000 euros par la précédente modification législative, sans possibilité d’indexation. Le plafond est désormais fixé d’une autre manière : le montant de base de l’exonération est fixé à 8.955 euros par an, mais il est indexé chaque année, ce qui porte le plafond pour l’année de revenus 2025 à 18.000 euros.
Sur le plan social, une législation doit encore être élaborée et adoptée. Cela implique notamment l’extension à tous les secteurs. À l’origine, l’objectif était de faire entrer cette mesure en vigueur le 1er janvier 2026, mais cela s’est avéré irréalisable. La date butoir désormais fixée est le 1er avril 2026. L’Unisoc suit l’évolution de la situation et nous vous tiendrons informés.
A noter toutefois pour le secteur des ETA wallonnes que dans le cadre des négociations sectorielles 2025-2026, les représentants syndicaux ont demandé un opting-out pour les flexijobs visant donc la non application de ce dispostif aux ETA wallonnes. Pour l’instant, l’EWETA a réagi en préférant attendre l’évolution des discussions au niveau fédéral.

